Calculateur

Simulateur de rente et d’indépendance financière

Quel capital faut-il pour vous verser un revenu mensuel donné, et combien épargner chaque mois pour l’atteindre à l’âge visé ? Le calcul tient compte de l’inflation d’ici là et d’un taux de retrait prudent.

Votre objectif

En euros d’aujourd’hui, avant impôts.

%

Capital à constituer

685 714 €

en euros d’aujourd’hui, soit 1 124 987 € en euros de l’année visée (25 ans d’inflation).

Épargne mensuelle nécessaire

1 537 €

versée chaque mois jusqu’à l’âge visé

Votre épargne actuelle vaudra

85 837 €

à l’âge visé, sans nouveau versement

Progression vers l’objectif2,9 %
Taux de retraitCapital (euros d’aujourd’hui)Épargne mensuelle
3 %800 000 €1 814 €
3,5 %685 714 €1 537 €
4 %600 000 €1 329 €
4,5 %533 333 €1 167 €

Comment le calcul est-il fait ?

  1. Capital cible = revenu annuel souhaité ÷ taux de retrait. Exemple : 24 000 € par an ÷ 3,5 % = 685 714 €.
  2. Ce montant est converti en euros de l’année visée avec l’inflation choisie : × (1 + inflation)années.
  3. On calcule ce que deviendra l’épargne déjà investie au rendement choisi.
  4. L’épargne mensuelle nécessaire comble l’écart, avec des versements constants en fin de mois (formule de l’annuité).

Avec les paramètres par défaut — 2 000 € par mois, de 30 à 55 ans, 20 000 € déjà investis, 6 % de rendement et 2 % d’inflation —, il faudrait épargner environ 1 537 € par mois.

La règle des 4 % : utile, mais à manier avec prudence

Le taux de retrait « sûr » provient d’études historiques sur les marchés américains, pour une retraite de 30 ans. Pour une retraite plus longue, des marchés différents ou des frais élevés, un taux plus bas est plus prudent. Le taux de retrait s’applique la première année, puis le montant retiré est revalorisé de l’inflation.

Le risque principal est celui de la séquence des rendements : une forte baisse des marchés dans les premières années de retraits pèse beaucoup plus qu’une baisse tardive. Conserver une réserve de liquidités (un à deux ans de dépenses) permet d’éviter de vendre au plus bas.

Et la fiscalité des retraits ?

Le revenu calculé est brut. Sur un PEA de plus de 5 ans, seuls les prélèvements sociaux (18,6 %) s’appliquent à la part de gains retirée ; sur une assurance-vie de plus de 8 ans, les gains bénéficient d’un abattement annuel puis d’une imposition réduite. Sur un compte-titres, les plus-values supportent le PFU de 31,4 %.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la règle des 4 % ?

Issue d'une étude américaine de 1998 (dite « Trinity study »), elle observe qu'un retraité qui retirait 4 % de son portefeuille la première année, puis le même montant revalorisé de l'inflation, n'épuisait pas son capital sur 30 ans dans la grande majorité des périodes historiques étudiées (marchés américains, portefeuille actions/obligations). Ce n'est ni une garantie ni une loi : elle dépend fortement des marchés, des frais et de la durée.

Pourquoi retenir 3,5 % par défaut ?

Pour une retraite anticipée, l'horizon peut dépasser 30 ans, et les rendements futurs des marchés peuvent être inférieurs à ceux du passé américain. Un taux de retrait de 3 à 3,5 % est donc souvent jugé plus prudent. Vous pouvez choisir 4 % ou 4,5 % dans le simulateur pour comparer.

Le revenu calculé est-il net d’impôts ?

Non. Les retraits d'un PEA de plus de 5 ans sont exonérés d'impôt sur le revenu, mais les prélèvements sociaux (18,6 %) s'appliquent à la part de gains retirée. Pour une assurance-vie de plus de 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) s'applique aux gains. Prévoyez donc une marge.

Pourquoi le capital cible augmente-t-il avec l’inflation ?

Parce que le revenu souhaité est exprimé en euros d'aujourd'hui. Avec 2 % d'inflation par an, il faudra environ 64 % d'euros en plus dans 25 ans pour conserver le même pouvoir d'achat : le capital cible à atteindre est donc plus élevé en euros de l'époque.

Sources et guides

Guides associés : investir à 50 ans, investir à 40 ans, stratégie DCA.

Information pédagogique. Les projections reposent sur des hypothèses de rendement qui ne sont pas garanties : les marchés actions peuvent baisser fortement et durablement. Ce contenu ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé ; en cas de doute, rapprochez-vous d'un conseiller en investissements financiers (CIF) immatriculé à l'ORIAS.